La paille, ce matériau d’avenir

La paille est-il en train de devenir l’isolant naturel le plus utilisé dans la construction ? Malgré les idées préconçues sur sa fiabilité et ses performances, ces fibres végétales affichent pourtant de réelles performances thermiques et phoniques. Elles figurent en outre parmi les matériaux les plus économiques du marché et les plus sains. Ces fibres végétales proviennent de la compression de la tige d’une céréale, majoritairement le blé mais aussi le seigle ou l’orge dépouillée de ses épis. 

La paille possède de sérieux arguments pour convaincre les professionnels de la construction. Reconnue pour ses performances dans le temps, elle ne craint ni le feu ni l’humidité. Elle présente également l’avantage d’être disponible en grande quantité puisque 10% de la paille de blé produite chaque année en France suffirait à isoler l’ensemble des nouveaux bâtiments en construction. Autre argument : la botte de paille est l’isolant ayant la plus faible énergie grise. 

« Les fibres végétales, matériaux de la transition végétale »

« La construction en paille connaît un grand essor en France grâce à une filière très organisée, qui a su se donner les moyens de la réussite : large diffusion des bonnes pratiques, nombreuses formations, etc, indique le site Archites.org dans un article intitulé « Les fibres végétales, matériaux de la transition écologique ». La publication en 2012 de règles professionnelles et des essais au feu au CSTB ont permis de convaincre assureurs et contrôleurs techniques. Une dizaine de bâtiments scolaires et d’immeubles d’habitation français isolés en paille sont au nombre des finalistes du FIBRA Award », le premier prix des architectures contemporaines en fibres végétales. 

 

Seturec sur la paille ! 

Geo Working, le nouveau concept de bâtiments biosourcés créé par Seturec, a lui aussi fait le choix de la paille issue des champs bio de Côte-d’Or pour construire ses bureaux intelligents conçus pour favoriser le bien-être en entreprise. Avec un bilan carbone exemplaire et un approvisionnement local (moins de 50 kms du chantier ou du site de préfabrication), la paille démontre qu’elle a de l’avenir dans la construction de bâtiments écoresponsables contribuant à la transition écologique.